Influence de l’insulinorésistance sur la fréquence de la neuropathie du pied diabétique
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Résumé
RÉSUMÉ
Introduction : Plusieurs observations suggèrent une relation entre le syndrome métabolique, le syndrome d’insulinorésistance dont la dysglycémie est un élément majeur, l’obésité et la présence d’une neuropathie [1]. Ce phénomène est particulièrement important dans la mesure où plus de 70 % des diabétiques de type 2 sont en surpoids ou obèses et autant voire davantage ont
un syndrome métabolique [2]. Ainsi, il existe une association étroite entre pré diabète, syndrome métabolique et neuropathie et une fréquence excessive de douleurs neuropathiques chez les sujets intolérants au glucose [3, 4].
Matériels et méthodes : L’objectif de cette étude était de déterminer la fréquence de la neuropathie du pied diabétique (NPD+) des patients présentant un excès pondéral au sein d’une cohorte de 497 sujets diabétiques d’Alger.
Résultats: Le surpoids représente 73,96 % des neuropathiques versus 57,41 % sans neuropathie. Pour ceux ayant un IMC ≥ 30 kg/m2, leur répartition est équitable entre les deux populations étudiées avec une légère prédominance de la population neuropathique soit 11,46 % des cas. La majorité des patients ayant un IMC < 25 kg/m2, n’a pas de neuropathie retrouvée et ils représentent 32,41 % des patients sans neuropathie. Les hommes ayant une taille ≥ 1,80 sont répartis équitablement entre les deux populations étudiées avec une légère prédominance des neuropathiques (16,66 %), mais la différence statistique non significative (p= 0,91). Chez les femmes, l’obésité prédominait dans le groupe indemne de la neuropathie sans différence statistiquement significative (90,51 % pour les patientes sans neuropathie contre 85,93 % neuropathiques) (p= 0,52).